Historique de l'établissement

 

 

Mais qui est donc sainte Anne ?

 

Sainte Anne est l'épouse de saint Joachim, mère de la sainte Vierge Marie, aïeule de Jésus

Elle est une juive ayant vécu à Séphoris près de Nazareth en Galilée puis à Jérusalem en Judée.

Le plus ancien document qui en parle est le «Protévangile de Jacques» apocryphe qui nous transmet une tradition judéenne remontant à la première moitié du second siècle.

Le culte de sainte Anne  a grandi en Orient d'abord, dans le rayonnement de celui de la Vierge Marie, spécialement dans le mystère de sa Conception Immaculée, de sa Nativité et de sa présentation au Temple.

Le  26 juillet marque sans doute l'anniversaire de la dédicace d'une basilique à Constantinople élevée en l'honneur de sainte Anne  au 6ème siècle. Les Franciscains l'ont inscrite à leur calendrier le 26 juillet 1263

A travers le monde, sainte Anne est vénérée et priée dans un nombre important de lieux de culte, basiliques, églises et chapelles. Entre autres à Rome, dans l'église paroissiale Sainte-Anne du Vatican, à Jérusalem, dans  la basilique Sainte-Anne de Beaupré au Québec, au Congo, dans l'église Sainte-Anne de Brazzaville, en Asie, en Birmanie et à Ceylan.

En France, le premier sanctuaire dédié à sainte Anne fut l'ancienne cathédrale d'Apt en Vaucluse, au 11ème siècle

En Bretagne, le culte de sainte Anne, et notoirement en ce pays d'Auray, est lié historiquement à la première évangélisation de l'Armorique, aux 7ème et 8ème siècles. Selon certaines hypothèses, "Ana" était le nom d'une divinité celtique vénérée auparavant dans ces régions, ce qui aurait, semble-t-il favorisé l'extension du culte de la Mère de Marie

Le Pape Grégoire XIII a étendu cette fête à toute l'Eglise latine en 1584.

Sainte Anne est donc devenue patronne de la Bretagne. Presque toutes les églises bretonnes ont leurs statues de sainte Anne et bon nombre de chapelles, de villages et de lieux-dits sont placés sous son vocable. Les Bretons, au fil des siècles, ont instaurés de nombreux pardons (pèlerinages) dont le plus important est celui de Sainte-Anne d'Auray.


Quelques images de notre histoire

Merci à Jacques BÉNÉVISE d'avoir mis à notre disposition sa collection personnelle


Naissance du collège Sainte Anne

A la mort de Mlle SEGOND, en 1852, un des ses meilleurs professeurs, Mademoiselle PERROTTE, lui succède.

En 1866, le pensionnat SEGOND est repris par les religieuses Trinitaires.

Cet ordre fut fondé par Saint Jean de Matha (1) 1154-1213 et Saint Félix de Valois + 1212, co-fondateur de l’ordre. Félix de Valois  vivait en ermite près de CERFROID (Aisne) quand Jean de Matha, l’entraîna dans son projet de fondation. L’originalité de la règle est sans doute d’être consacrée pour un tiers de son budget « au rachat des captifs, prisonniers des barbaresques… »

La congrégation des sœurs trinitaires, dite de VALENCE, est fondée en 1865, par Jeanne Adrian(2). Elle rayonne bientôt hors frontières (58 communautés, Europe Afrique, Canada, Madagascar). Son apostolat : éducation chrétienne, soins des pauvres et des malades, missions.

Ces religieuses sont toujours sur Valence à l’école Saint Félix. Elles ont fêté le tricentenaire de leur présence en 1985. Un an après la reconnaissance de leur congrégation, elles acquièrent le pensionnat SEGOND. Elles en agrandissent encore les bâtiments et le nomment : Pensionnat de la Trinité. Il traverse sans dommage les années délicates de la séparation de l’Église et de l’État (1905) grâce à une certaine Mademoiselle Marcelle LAPEYRE, née en 1886. Présente dans l’établissement en 1907 (elle quitte en 1954), elle assume les fonctions de directrice des années 1971 à 1936.

(1)  (2) Claude LAMBERT LAURENT/ Fernand CALDIROLA : LA PASSION DE LA LIBERTÉ : Saint Jean de Matha et les Trinitaires. Éd.C2L coll. »Les Origines.1984.p.22 & 26

De 1936 à 1947 : Mademoiselle Marie Madeleine MAZODIER

De 1947 à 1949 : Mademoiselle Jeanne MONIER

De 1949 à 1957 : Mademoiselle Eugènette LAMBERT

De 1957 à 1965 : Mademoiselle Valentine COSTE

De 1965 à 1970 : Mademoiselle Blandine LANGLOIS

Successivement, le pensionnat, dont les locaux ne cesseront de l’accroître respectant le style et le prolongement des premiers bâtiments, prendra le nom d’Institution Notre Dame du Sacré Cœur puis d’Institution Sainte Anne.

De 1967 à 1970, il participe à la restructuration de l’Enseignement Catholique de Valence ; il est conduit à fermer son internat et s’ouvre dès 1971 à la mixité. C'est en 1971 que l’établissement prend le nom de : Collège Sainte Anne (établissement mixte, sous contrat d’association)

Il reste sous la tutelle des Religieuses Trinitaires jusqu’en 1975, ayant toute fois passé en 1967 un contrat simple avec l’État, puis un contrat d’association en 1972.

Néanmoins, dès la rentrée 1971/1972, la direction sera tenue par une laïque, Mademoiselle Georgette FAGOT, et ceci jusqu’en 1982/83. À la rentrée suivante, Monsieur Lucien FAURE, assurera la direction, mais quittera l’établissement dès la fin de l’année scolaire 1983/1984, pour raisons personnelles.

A la rentrée 1984/85 Monsieur Gérard de TARLÉ entre en fonction jusqu’en 2010.

En 1992 l’effectif est de 535 élèves.


Naissance du lycée La Providence

Le Lycée Professionnel La Providence est l’héritier, après bien des évolutions, d’un ouvroir créé vers 1875 et destiné à accueillir les jeunes filles de Valence pour leur donner une formation de base en vue de leur futur métier de mère de famille.

De nombreuses années plus tard, sous l’égide de l’Association La Providence, et pour tenir compte des changements de la société, cet ouvroir se transformait en Centre Familial Ménager afin de procurer une formation plus complète permettant aux jeunes de préparer un CAP industriel et leur ouvrir les portes des entreprises.

Différentes spécialités furent successivement proposées ; l’établissement accueillait souvent les élèves qui ne pouvaient poursuivre normalement leur scolarité dans l’enseignement secondaire traditionnel.

En 1971, l’établissement quitte les locaux de la rue Faventines pour être accueilli dans ceux de l’Institution Sainte-Anne et a obtenu un contrat d’association. Les nouvelles évolutions des formations ont conduit d’abord à proposer le CAP Employé technique de collectivité puis, à partir de 1990, le BEP Carrières Sanitaires et Sociales en même temps que se sont mises en place les 4e et 3e technologiques ; la section CAP petite enfance est née à la rentrée 2008.


Les vitraux de la chapelle (patrimoine caché dans la ville de VALENCE)

 Après un bombardement à Portes les Valence, les vitraux d'origine de la chapelle ont été détruits.

 En 1945,M.Thomas les a reconstruit avec l'histoire de la naissance des Trinitaires

 

http://www.thomas-vitraux.com/

 

 

 

Les vitraux de la chapelle des Trinitaires

réalisés par M.Thomas