Un MACLURA Pomifera ou Oranger des Osages prône dans la cour

Classé arbre remarquable de la DRÔME il est fier de vivre dans notre établissement, 

Il nous est arrivé de Louisiane il y a plus de 200 ans ! Nous en prenons soin.

 

Voici son histoire

 

Au lendemain de la révolution, à l’aube du XIXème siècle

Mademoiselle PLANTA, née en 1751, ancienne religieuse de Notre Dame de Valence, fonde un externat.

A la demande explicite de quelques familles, elle consent à recevoir des internes.

En 1822, sa vie arrivant à son terme, elle s’adjoint Mademoiselle SEGOND Sophie (1798-1852).

Sous l’impulsion et la direction de cette énergique personne, le pensionnat acquiert très rapidement une solide et constante renommée, ce qui favorise son développement. Les travaux de Mlle SEGOND,  (remarquables) furent sans doute appréciés, ! 

La rue Henry Chalamet d' aujourd'hui, s'appelait jusqu’en 1938 rue  SEGOND. 

 

Dans la cour du collège Sainte Anne, s’élève ou plutôt s’étale un Maclura  Pomiféra.

C’est un arbre curieux de part ses origines, son aspect, sa flore, il est plus connu sous le nom d’Oranger des Osages, qui évoque à la fois la grosseur et la forme de son fruit, ainsi que le pays de ces ancêtres. 

La vallée de l’Osage, se situe en Arkansas, proche du Missouri, (Saint Louis).

Les indiens utilisaient son bois tendre pour la fabrication d’arcs et ses fruits, non comestibles, mûrs à l’automne ils servaient à la confection d’une teinture jaune.

En 1991, dans un article paru aux Étude Drômoise, M. Fernand MONTEILLET,  (après une recherche approfondie, bien qu’incertaine sur les origines de notre arbre) écrit ceci :

"C’est en 1837 qu’un fait doit attirer notre attention : « la Société d’agriculture de la Drôme fonde, à Faventine une magnanerie modèle qui donne une réussite complète. »

Mademoiselle SEGOND était peut-être à la pointe de la pédagogie d’alors. Elle a pu avoir l’idée, au moment où elle faisait aménager les cours et les jardins, de prévoir la plantation de cet arbre exotique justement parce qu’on l’introduisait alors en France pour son feuillage proche de celui du mûrier (c’est de la même famille). On pensait alors l’utiliser pour la nourriture des vers à soie. En faisant l’acquisition d’un ou deux maclura , en pensant aux études pratiques de ses élèves..

Les essais furent vite abandonnés et on le planta pour l’ornement ou comme une haie de protection

Il y a eu cinq arbres plantés sur Valence seul notre arbre reste en vie et il dépasse les  200 ans,

ce qui n’est pas mal en vérité pour cette espèce (d’après Monsieur BLARD, archiviste paysagiste de la C.A.U.E. à Valence).

On peut donc encore rêver et l’extraordinaire Maclura du Collège Sainte Anne nous permet  de croire, d’après sa dernière expertise qu’il peut vivre encore autant de temps.

Ainsi se termine l’article sur « les mystères autour du Maclura des Trinitaires » révélant ainsi un des charmes discrets de notre collège..

(1)     Monsieur Fernand MONTEILLET : ÉTUDES DRÖMOISES. Ed.Associations Universitaire d’Études Drômoises « Mystères autour du Maclura des Trinitaires : enquête sur les arbres remarquables de la Drôme » N°4.1991 p.38


Son fruit ressemble à une orange, il n'est pas comestible. Les indiens s'en servaient pour en faire de la peinture.

Photos Geneviève POCHERON

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